Les
gammes chromatiques, placées exactement l'une au-dessus
de l'autre, sont destinées à aider l'élève, à reconnaître
l'identité qui existe entre certaines notes écrites
différemment, mais qui ont pourtant le même son,
telles le la dièse et le si bémol, fa bémol et mi naturel,
etc. L'objet de ces gammes est de montrer de visu que
la seule différence existant entre ces notes consiste
dans la notation.
EXPLICATION
DE LA TABLATURE
Chaque
trou du hautbois dessiné qui n'est pas couvert par une
clef, est représenté par une ligne horizontale. Le hautbois
ayant six trous, il y a donc six lignes, dont trois
pour la main droite et trois pour la main gauche. Ces
six lignes horizontales sont traversées par des lignes
de points perpendiculaires, qui correspondent à chaque
note des deux gammes au-dessus ; les points noirs désignent
les trous qu'il faut fermer, les zéros ceux qu'il faut
laisser ouverts. Lorsque le zéro est traversé par une
ligne perpendiculaire (barré), cela signifie qu'il faut
laisser le trou à moitié ouvert. Du reste, on se sert
maintenant d'une petite clef qui remplace le demi-trou
avec avantage, simplement en abaissant cette même clef
au-dessus du trou. Les numéros placés sur les lignes
pointées perpendiculaires ou sur les points, indiquent
que les clefs correspondantes doivent être ouvertes
ou fermées, suivant leur position. Deux des clefs ont
des doubles branches et conséquemment deux numéros chacune.
Le numéro le plus élevé indique qu'il faut se servir
de la double branche ; celui qui est inférieur, qu'il
faut abaisser la clef avec le doigté ordinaire.
On
verra l'avantage de cette méthode dans les passages
comme celui montré par l'exemple
20.
L'autre
levier (n°10)
touché avec le pouce de la main gauche, est très utile
dans les passages comme celui de l'exemple
21.
Au lieu du n°10,
on se sert maintenant d'un plateau pour le pouce, avec
lequel on peut faire si bémol et ut
dièse avec le doigt du milieu, ainsi que les
passages comme l'exemple
21.
Cet arrangement est bien préférable au précédent.
La
clef
n°13
sert depuis le mi naturel jusqu'au la afin d'empêcher
ces notes d'octavier en bas, le doigté étant le même
que dans l'octave inférieure, et aussi pour lier les
octaves (exemple
22)
La
clef
n°14
a le même effet depuis le la jusqu'à l'ut
dièse aigu (exemple
23).
Quelques
notes ont plusieurs doigtés, elles sont notées à part
et reliées d'une accolade pour indiquer l'identité des
sons. Le premier doigté est celui qui est le plus usité
; les autres sont pour faciliter certains passages d'une
exécution difficile avec le doigté ordinaire.
Actuellement,
on ne sert plus de ces doigtés factices, puisque avec
le secours des deux clefs d'octaves on peut, même sur
le hautbois ordinaire, faire aisément ce qui était autrefois
fort difficile.
Cette
tablature indique le doigté du hautbois ordinaire ;
la rubrique suivante concerne la tablature du hautbois
nouveau système, ainsi que le doigté spécial qui y correspond.
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